Rapport indépendant : la politique de déchets de Vilvorde recalée dans presque tous les domaines

Rapport indépendant : la politique de déchets de Vilvorde recalée dans presque tous les domaines

10 septembre 2026

La politique de déchets et d’organisation de l’intercommunale vilvordoise INCOVO reste en pleine crise. D’un rapport indépendant et approfondi, réalisé par le bureau BDO, il ressort que la politique a été recalée dans pas moins de neuf des dix domaines examinés. Le collège communal a sciemment tenu ce rapport dévastateur hors de l’ordre du jour du conseil communal, mais le conseiller communal PTB Sander Vandecapelle a tout de même mis au jour lundi soir les dures conclusions.

Les éboueurs travaillent d’arrache-pied, les décideurs politiques font preuve de zéro capacité d’action

Vandecapelle souligne que la faute ne se situe absolument pas au niveau du terrain. « Les éboueurs d’INCOVO et les balayeurs des services communaux travaillent chaque jour d’arrache-pied, par tous les temps, pour garder notre ville propre. Ils méritent tout notre respect », déclare le conseiller communal PTB. « Le problème se situe chez les décideurs politiques, avec en tête l’échevin de la Propreté Paredis (CD&V). Alors que les travailleurs s’épuisent, l’échevin fait preuve d’un manque total de capacité d’action et de vision pour vraiment changer la situation. »

L’enquête indépendante de BDO, que l’opposition a obtenue de force au conseil communal, expose douloureusement la contre-performance structurelle. Tant la politique du personnel, la culture organisationnelle, la structure organisationnelle que la gestion financière reçoivent le label « recalé ». Cette malaise pèse lourdement sur le terrain : pas moins de 16 pour cent du personnel est en maladie à la maison. « Un chiffre incroyablement élevé qui prouve que la politique brûle ses propres collaborateurs par une culture organisationnelle malsaine », selon Vandecapelle.

Le citoyen paie la facture de la mauvaise gestion

Alors que la direction échoue sur presque tous les plans – avec comme point culminant les 32 000 euros par mois pour un manager consultant – la facture est transférée au Vilvordois. La ville contribue elle-même moins par sac poubelle, ce qui oblige le citoyen à payer beaucoup plus pour les sacs de déchets résiduels, les bacs à déchets verts et le parc à conteneurs.

« Le citoyen paie historiquement cher, mais reçoit en retour une ville plus sale », déplore Vandecapelle. Le conseiller a confronté l’échevin avec des preuves photographiques de dysfonctionnements, notamment un véhicule incendié entouré de déchets déversés sur la Harensesteenweg, des déchets sauvages autour des conteneurs à verre et des invasions de rats persistantes dans certains parcs. Les chiffres des dépôts sauvages atteignent également des records dans notre ville, affirme Vandecapelle. Mais entre-temps, l’échevin enfouit sa tête dans le sable et a même refusé de mettre officiellement ce rapport critique à l’ordre du jour. « C’est regrettable, mais nous, en tant que parti, continuerons à la tenir à l’œil », conclut Vandecapelle.